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1996
Julia Chanel sur Film X TV


 Année 1996
Le retour s’effectue en douceur, Julia passe une année en Italie où elle est
coachée par Béatrice Valle, incontournable personnage du monde du charme. « Veni, vidi, vici »...
Julia se fait une renommée plus longue encore que certains hommes du milieu.
Elle devient l’égérie des grands de ce monde ; Rocco et ses frères, John Leslie et Andrew Blake aux Etats-Unis, Mario Salieri en Italie, Nils Molitor en Allemagne (ndlr : le fil rouge) ... Bref, du lourd dans la dentelle.

Connue et reconnue comme la plus grande actrice de couleur du milieu, elle tourne et tourne encore « pour le plaisir », selon ses dires... Comme un hommage à Herbert Léonard.

Les productions MD (Marc Dorcel) utilise son talent à bon escient et compte profiter de son succès pour développer le marché bien au-delà des célibataires endurcis et des pères de famille ramollis. Deux noms reviennent dans toutes les bouches dès qu’il s’agît d’évoquer l’avenir : celui de la belle et Sebastian, un jeune étalon sorti des écuries du pape de l’amour filmé.

En 1996, Julia fait preuve d’un sérieux remarquable en retournant sur les terres de ses ancêtres (ndlr : son père est malien). Alors qu’elle est en déplacement au Congo, elle est choquée de contempler la misère qui s’empare des ces peuples contaminés par le SIDA.
Sa carrière est alors au beau fixe, une grosse société de production américaine (ndlr : Vivid) tente même de l’enrôler pour des montants jamais atteints par une femme. Elle refuse tous les contrats en bloc, car aucun producteur n’oblige le port du préservatif à ses poulains.


Année 1997
Mlle Channel arrête sa carrière filmée, au grand dam de millions de voyeurs, sur les 5 continents. Des liens étroits sont aujourd’hui reconnus entre cette décision cruciale et le krack boursier asiatique de 1997.

La pitié s’empare pourtant très vite de la demoiselle, qui conçoit quelques prises de vue et autres interviewes pour Penthouse, Newlook et Playboy, le triptyque littéraire le plus en vue à l’époque.
La bourse se redresse en Asie.

Année 1997
Sa carrière prend une toute autre tournure.
Des apparitions au cinéma, auprès d’acteurs de renom, laissent entrevoir un succès phénoménal : "Les Truffes" avec un Jean Reno des grands soirs, "Frères" et "Coup de Vice" aux côtés d’un Samy Naceri décidément opportuniste, puis "Recto Verso" en compagnie du talentueux Smaïn. Au total des quatre films, à peine 450 000 spectateurs ont pu apercevoir Julia... Ce qui laisse un potentiel de progression énorme, soyons francs.
Le succès est donc très relatif, quand on sait que la terre entière la connaît sous toutes les coutures...

Bref, Julia revient à ses premières amours et accepte la proposition indécente du très rigoriste Nicolas de Tavernost : elle tourne une trentaine de films sensuels pour M6. Ces long-métrages ne resteront pas dans les annales de la belle Julia comme une performance remarquable. Une telle expérience professionnelle revenant, pour réaliser un parallèle sportif, à effectuer un tour du Luxembourg en queue de peloton après s’être enfilé quinze Tour de France en danseuse...

1998.

Année 1998 : pas de temps mort, car l’oubli guette...
Elle lance deux numéros audiotel en Allemagne et en Italie, contrées amicales qui nous offrent en échange Claudia Schiffer et Monica Bellucci. Importations qui rendent déficitaire notre balance commerciale sur l’année mais qui réjouissent le ménager de moins de 50 ans...
Julia s’exile d’ailleurs à nouveau, en 1997, pour une série de galas tendancieux qui ravissent nos comparses scandinaves, américains et bien sûr, allemands et italiens.
De retour au bercail, elle reçoit des mains expertes d’un envoyé du ministre de la culture le trophée du meilleur spectacle de la saison 1997 / 1998 ! !


Année 1998 : grande année pour Julia Channel.
Visionnaire, comme à son habitude, la direction de MCM lui propose la co-animation du magazine « Zoom-Zoom » puis le talk-show « Dédicaces ». L’expérience est concluante, la nouvelle animatrice ne maniant pas la langue de bois.
Ses interviewes plaisent et Canal Plus la recrute dans la foulée pour préparer une émission diffusée sur le web, « Sans queues ni têtes », qui deviendra le « Julia Channel Show » en 2000 suite aux mails inquisiteurs des internautes.


Pourtant 1998, c’est aussi l’année du tournant. Ses fréquentations avec le milieu hip-hop, en pleine explosion, lui donnent des envies d’ailleurs.
Julia quitte définitivement les plateaux de John B. Root et Fred Coppula pour rejoindre ceux de Joey Starr et Stommy Bugsy... sans vraiment savoir ce qui l’attend.
L’année 1999 sera celle de l’angoisse, la peur d’être oubliée lui fait faire le tour de France des boîtes rurales pour s’effeuiller régulièrement devant une assemblée suralcoolisée... Le scénario est finalement le même qu’avant, sauf que ses partenaires ne sont plus des étalons débourrés mais des bourrins bien bourrés !


La belle rumine. Elle ronge son frein. Puis vient le jour magique de l’an 2000 où un proche lui propose une chanson, avec de jolis textes et de la vraie musique. Bien entendu, le thème abordé est tendancieux mais, après tout, n’est-ce pas ce que le public attend ?
...
Et bien non.
Son hymne à l’auto-jouissance est un échec un peu glauque....

2000.

Année 2000
L’an 2000, c’est aussi l’année où Julia débarque dans le bureau du directeur des programmes de Canal Plus avec un projet simple et ambitieux à la fois : présenter l’incontournable « Journal du Hard » et lui donner une dimension technique, grâce à son expérience des plateaux.

Alexandre Drubigny est plutôt réservé, les négociations sont longues mais fructueuses, la demoiselle ressort du bureau avec un contrat en poche. Drubigny, sourire aux lèvres, ne s’en remettra jamais vraiment.

La collaboration dure 6 mois à peine. La belle métisse refuse son rôle de speakerine, chose que même Denise Fabre n’eût jamais osé. Et si Denise tient d’ailleurs à son statut de potiche à mi-chemin entre la plante verte et la déco rustique, Julia claque la porte en brisant le cœur de milliers d’adeptes.


Année 2001
Julia fait le même coup à Olivier Richard, directeur des programmes de MCM, pour un nouveau magazine.
Les négociations reprennent, Richard est très vite emballé par les mains expertes de la candidate. L’émission se nomme « Hip-Hop Channel » et véhicule son lot de promotions des labels de ses amis rappeurs, qu’ils soient US ou du Neuf-Trois : Outkast, Arsenik, Doc Gynéco, Stommy Bugsy, Joey Starr, Eve, Busta Rhymes, Alicia Keys... Tous y passent !

En échange commercial, les joyeux lurons convient leur hôte à venir fanfaronner dans leurs clips, toujours à la pointe de la finesse et du bon goût. Julia fait ce qu’elle sait faire : des apparitions.

Bientôt MCM coupe court à l’épisode « Hip-Hop Channel », faute d’audience. Julia sait ce qu’elle doit faire : une conclusion.
 

2002.

Année 2002
C’est la grande preuve de son statut de star en cours d’oubli : Julia Channel sort une autobiographie. Lancer un piteux « Ma vie, mon œuvre » à 28 ans... C’est le symptôme star oubliée qui frappe au carreau !
L’autobiographie est un symbole d’impuissance face au succès qui passe : la troisième étape du voyage qui mène aux oubliettes, après l’exil artistique et la télé satellite.

Et même si elle essaie vainement de se justifier, on sent bien la solitude qui se dégage de l’artiste : " ce livre ce n’est pas pour raconter la fin de ma vie car je n’en suis qu’au début, mais c’est un livre qu’il faut prendre comme un élan, un livre d’espoir où je vais expliquer la difficulté de la reconversion professionnelle mais aussi sentimentale lorsqu’on sort du X ".
Quoi ? ! Du X ? ... Du cinéma porno ? On avait oublié que tu en avais fait...
Oui décidément, Julia, tu es des nôtres... !

écrit par http:/www.stars-oublies.com

 
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